La période de confinement a bouleversé nos vies, transformant radicalement notre façon de travailler et de communiquer. Pour moi, cette époque a été marquée par une multitude de réunions virtuelles via Teams, modifiant profondément ma manière de travailler. D’un mode principalement réflexif et écrit, je suis passé à un monde de prise de décision rapide basée sur des argumentaires verbaux. Cette transition a certes apporté une certaine agilité dans l’action, mais elle a aussi eu des conséquences inattendues.

J’ai constaté une atrophie significative de ma capacité à écrire et à me concentrer suffisamment longtemps pour organiser ma pensée par écrit. Contrairement à certains chanceux capables de structurer leur pensée écrite aussi rapidement que leur pensée verbale, je trouve cet exercice plus ardu. Mon cerveau neurodivergent, où rien n’est linéaire, complique davantage la tâche de donner du sens au maelström de mes idées.

Durant cette période, j’ai eu l’opportunité de contribuer à l’écriture d’un livre sur la gestion d’incidents pour les PME. Cet exercice s’est révélé plus difficile que prévu, me faisant prendre conscience de l’ampleur de l’atrophie de mes compétences rédactionnelles.

C’est pourquoi j’ai décidé d’utiliser cette tribune pour me remettre à l’écriture, partager mes réflexions et réentraîner mes capacités rédactionnelles, tout comme j’ai entrepris de me remettre en forme physiquement pendant le confinement.

La réflexion écrite offre une perspective différente de la réflexion verbale. Sa nature plus posée permet d’apporter un éclairage nouveau sur un sujet. Dans un monde où l’on prend de moins en moins le temps de réfléchir en profondeur, privilégiant les tweets et les courtes vidéos (TikTok je te regarde), une pensée qui dépasse le niveau de profondeur d’un enfant de maternelle devient une rareté précieuse.

Ainsi, je m’engage à cultiver cette forme de réflexion approfondie à travers l’écriture, contribuant à enrichir le dialogue et la pensée dans notre société moderne.

P.S. comme vous l’aurez compris, ce texte a été vers la fin du confinement et ma capacité rédactionnelle s’est améliorée depuis que je m’en suis plaint, même si ce n’est pas à travers ce blogue que j’ai réentrainé mon cerveau